Nouvelle interprétation de la pyramide alimentaire : santé, durabilité et repères actuels

La pyramide alimentaire est un modèle couramment utilisé par les professionnels de la santé pour hiérarchiser les différentes familles alimentaires.

Sans en modifier fondamentalement la structure, sa nouvelle interprétation intègre aujourd’hui davantage les connaissances scientifiques récentes sur les liens entre alimentation, santé et durabilité.

Les repères de consommation sont également mieux précisés, et plusieurs choix visuels traduisent ces évolutions.

Pourquoi une nouvelle interprétation de la pyramide alimentaire ?

Si l’édifice de la pyramide alimentaire ne change pas fondamentalement, il est enrichi par les connaissances actuelles sur les relations entre les aliments et la santé.

Cela explique notamment l’apparition de nouvelles familles alimentaires, comme les fruits à coque et les graines, désormais considérés à part entière.

Cette nouvelle interprétation intègre également la dimension de durabilité, qui se traduit par plusieurs ajustements dans les visuels et les messages associés.

Enfin, les quantités recommandées sont précisées de manière plus fine afin de mieux guider les pratiques alimentaires.

Les grandes évolutions de la pyramide alimentaire, de la base au sommet

Eau et boissons non sucrées

La bouteille en plastique a été remplacée par une gourde, afin d’intégrer un message clair en faveur de la durabilité environnementale.

Fruits : des repères quantitatifs plus précis

Le message évolue vers « 250 g par jour », en remplacement de la recommandation « 2 fruits par jour », conformément aux nouvelles recommandations alimentaires.

Dans une logique de durabilité, la banane a été remplacée par une tranche de melon, soulignant l’importance de la saisonnalité.

Légumes : une place renforcée

La recommandation devient « minimum 300 g par jour ».

L’avocat a été supprimé du visuel pour des raisons de durabilité.

Les légumes occupent désormais un compartiment plus large que celui des fruits et sont placés à gauche, afin d’inscrire cette priorité dans le sens de lecture.

Féculents et céréales complètes : un message clarifié

Les féculents restent recommandés à chaque repas et incluent toujours la pomme de terre.

Un message spécifique met en avant les céréales complètes, à consommer à raison d’au moins 125 g par jour (poids comestible).

Le graphisme distingue plus clairement les versions complètes (riz et pâtes complètes, flocons d’avoine).

Sources de protéines : une approche plus nuancée

Le groupe VVPOLAV (viandes, volailles, poissons, œufs, légumineuses et alternatives végétales) conserve sa structure.

En revanche, les viandes transformées, limitées à 30 g par semaine selon les nouvelles recommandations, sont désormais intégrées à la pointe des aliments non indispensables.

Les repères sont également ajustés :

– Poissons et fruits de mer : 1 à 2 fois par semaine

– Légumineuses : au moins 1 fois par semaine

– Viande rouge : maximum 300 g par semaine

Produits laitiers et alternatives végétales enrichies en calcium

Les produits laitiers et les alternatives végétales enrichies en calcium restent regroupés, en cohérence avec les habitudes alimentaires.

Un message spécifique précise les équivalences :

250 ml de lait correspondent environ à 2 yaourts de 125 g, à 100 g de fromage frais ou à 30–40 g de fromage à pâte dure.

Cette précision vise à éviter les interprétations erronées, notamment concernant les fromages.

Matières grasses ajoutées et fruits à coque : deux familles distinctes

Cette nouvelle pyramide distingue désormais les matières grasses ajoutées des fruits à coque et graines, bien que toutes deux soient riches en lipides.

Le message devient plus direct : « modérément, et varier les sources ».

Les emballages plastiques ont été remplacés par du papier et du verre, renforçant la dimension environnementale.

La pointe : les aliments non indispensables

La pointe regroupe les aliments dits « non indispensables » : produits gras, sucrés ou salés, boissons sucrées ou alcoolisées, ainsi que les viandes transformées.

Elle est volontairement détachée du reste de la pyramide afin de marquer la différence avec l’alimentation équilibrée, sans recourir à une logique d’interdits.

Une pyramide alimentaire pensée comme un outil éducatif

Cette nouvelle pyramide alimentaire privilégie les aliments peu ou pas transformés et s’inscrit dans une approche globale de santé publique, intégrant les enjeux nutritionnels et environnementaux.

Elle constitue avant tout un outil éducatif destiné aux adultes.

Si elle peut servir de support visuel, elle n’a pas été conçue spécifiquement pour les enfants.

Source : adaptation et synthèse à partir des travaux de Food in Action.

source: Food in Action

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